Primes après 70 ans
Dans le régime de l’article 757 B, les droits portent sur la fraction des primes après 70 ans dépassant 30 500 € globalement.
TRANSMISSION · 70 ANS · 2026
Pour les contrats concernés, les primes versées après 70 ans bénéficient d’un abattement global de 30 500 €, partagé entre les bénéficiaires et les contrats de l’assuré. Au-delà, les primes relèvent des droits de succession selon le lien de parenté. Les gains issus de ces primes ne sont en principe pas compris dans l’assiette de l’article 757 B.
Les seuils ci-dessous concernent les contrats et versements entrant dans le champ des articles 757 B ou 990 I. Ils ne préjugent pas des abattements successoraux de droit commun.
| Versements concernés | Seuil principal | Périmètre | Fiscalité au décès |
|---|---|---|---|
| Après 70 ansart. 757 B, contrats concernés | 30 500 € | Global · ensemble des contrats et bénéficiaires | Sur les primes excédentaires : droits de succession selon bénéficiaire. |
| Avant 70 ansrégime 990 I applicable | 152 500 € | Par bénéficiaire sous conditions | Prélèvement spécifique de 20 % puis 31,25 % selon assiette. |
| Conjoint / partenaire PACS | Exonération | Situation personnelle du bénéficiaire | En principe 0 € de droits de succession. |
La distinction est essentielle : une assurance vie valorisée ne correspond pas entièrement à des primes taxables.
Dans le régime de l’article 757 B, les droits portent sur la fraction des primes après 70 ans dépassant 30 500 € globalement.
Les gains et intérêts rattachés à ces primes n’entrent généralement pas dans la base des droits de succession de l’article 757 B.
L’application du régime dépend notamment de la souscription depuis le 20 novembre 1991 ; les situations plus anciennes ne doivent pas être assimilées automatiquement.
Ce calcul pédagogique applique uniquement l’abattement global de 30 500 € aux primes saisies sur tous les contrats concernés. Il ne calcule ni les droits de succession ni les abattements selon le lien de parenté.
*En régime courant de l’article 757 B. Le calcul suppose que les versements indiqués sont tous éligibles à cette règle. Les abattements successoraux de droit commun et le statut des bénéficiaires ne sont pas simulés.
La qualité du bénéficiaire, la désignation et la date de souscription peuvent compter davantage que le seul âge au versement.
Précisez l’identité et la part de chaque bénéficiaire pour limiter les ambiguïtés lors du dénouement.
Un enfant, un conjoint, un partenaire de PACS ou un concubin n’ont pas la même fiscalité successorale.
Conservez dates d’ouverture, historique des versements et justificatifs de primes avant/après 70 ans.
L’assurance vie reste possible, mais la meilleure solution dépend de vos bénéficiaires et de votre patrimoine.
Lorsque la transmission doit préserver une clause bénéficiaire ciblée, l’accès à certains supports ou la gestion d’une épargne déjà investie. La fiscalité n’est qu’un des critères.
En présence de contrats anciens, donations antérieures, famille recomposée ou répartition complexe : rapprochez-vous d’un notaire ou d’un professionnel compétent.
Pour éviter de mélanger le choix d’un contrat, la transmission et la fiscalité des retraits, chaque guide traite un périmètre distinct.
Dix réponses détaillées sur cette question, avec chiffres contextualisés et exceptions importantes.
Pour les primes versées après 70 ans sur les contrats relevant de l’article 757 B du CGI, l’abattement de 30 500 € est global : il est partagé entre les bénéficiaires et s’apprécie pour l’ensemble des contrats concernés souscrits par un même assuré. Ce n’est pas 30 500 € par bénéficiaire.
Dans le régime courant de l’article 757 B, la base des droits de succession vise les primes versées après 70 ans dépassant l’abattement global. Les gains attribuables à ces primes ne sont en principe pas inclus dans cette base. Des exceptions existent selon la date du contrat et les circonstances.
Oui. L’âge de 70 ans n’interdit ni la souscription ni les versements. Il modifie surtout le régime successoral de certaines primes. Avant de verser, vérifiez les conditions d’adhésion de l’assureur, les supports choisis et la fiscalité du contrat.
Ce n’est pas une obligation légale. Un contrat distinct peut faciliter la traçabilité des versements réalisés avant et après 70 ans, mais il ne crée pas un second abattement de 30 500 €. Il faut regarder l’antériorité du contrat existant, ses frais et les règles de sortie.
Les deux régimes peuvent coexister lorsqu’ils portent sur des primes distinctes répondant aux conditions applicables. L’abattement de 152 500 € par bénéficiaire du régime 990 I concerne principalement les capitaux relevant des primes versées avant 70 ans ; celui de 30 500 € est global pour les primes relevant de 757 B après 70 ans. Ce n’est pas un cumul automatique sur un même versement.
Le conjoint marié et le partenaire de PACS bénéficient en principe d’une exonération de droits de succession. La situation d’un concubin ou d’un autre bénéficiaire est différente. Une clause bénéficiaire mal rédigée peut modifier la destination des capitaux.
Non. Le régime dépend notamment de la date de souscription et des versements. Les règles de l’article 757 B concernent généralement les contrats souscrits depuis le 20 novembre 1991 pour les primes versées après 70 ans. Les contrats plus anciens et situations particulières demandent une vérification individuelle.
L’abattement de 30 500 € n’est pas multiplié par le nombre d’enfants. La répartition de la base successorale dépend des parts attribuées et des règles fiscales propres à chacun. Chaque enfant peut ensuite bénéficier, selon sa situation, des abattements de succession de droit commun applicables.
Pour un enfant bénéficiaire, les primes restant dans l’assiette des droits de succession après l’abattement global de 30 500 € sont traitées selon les règles successorales ordinaires. Les abattements disponibles entre parent et enfant peuvent intervenir, sous réserve de ce qui a déjà été utilisé, notamment par des donations.
Un avis notarial est particulièrement utile en présence de plusieurs bénéficiaires, d’une famille recomposée, de donations antérieures, d’un contrat ancien ou de primes élevées. Le calculateur présenté ici ne fixe jamais le montant des droits définitifs ; il isole uniquement une assiette pédagogique de primes après 70 ans.
Documents institutionnels et conditions des établissements consultés le 10 octobre 2026 ; les conditions peuvent évoluer.
ASSURANCE VIE
Une bonne décision confronte les chiffres à votre situation et aux documents contractuels à jour.